Les feuilles d’Olivier

19 février 2011

la route des anges

Classé dans : undisclosed-recipients, intimité — wolivié @ 18:13

De la pureté au sordide
Regardez, sur cette image, banale et bientôt quotidienne pour beaucoup d’entre nous,
comme la parie gauche exprime, par ses tons pâles et lisses,
camaïeu de fraîcheur légère et de santé, la pureté et la douceur…
l’avenir en quelque sorte…

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Oh là ! comme la partie droite de l’image est craignosse, vulgaire dans ses couleurs âcres, sombres…
L’enfer pour tout dire !
On peut s’arrêter là.
Sur l’objectif de ceux qui fabriquent notre monde…
Et sur ce qu’ils portent en eux, avant même qu’elle n’arrose le jardin qu’ils lui ont offert…
Elle ?

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Oui, ils ont déjà voté à votre place.Passez donc 2012 tranquille ! Pêchez, même, si vous voulez.
Et de façon gaillarde s’il vous plaît.
Que vous soyez nègre, juif, borgne ou moi, chantez aussi sur le chemin.
En VO surtout.

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Ils sont incapables de vous doubler.
De la pureté au sordide, ils font la route dans l’autre sens.
Pour ceux qui qui n’étaient pas nés :
L’ange de droite (qui était à gauche, toute), c’est Sammy Davis Junior, chanteur américain
ami de Sinatra et de Kennedy qui a eu ce bon mot, alors qu’on lui demandait s’il était heureux :
“je suis nègre, juif et borgne. que voulez-vous de plus ?”

15 décembre 2010

Peinture fraîche

Classé dans : S'assoir où j'aimais — wolivié @ 18:47

L’art contemporain m’attendrit toujours.
J’y ai échappé de justesse.

Quelque chose de frais le traverse, quelles que soient les méandres, éminemment conceptuelles,
toujours alambiquées, souvent perverses, qui l’ont engendré et qui, la plupart du temps,
aboutissent à l’affichage d’une sorte de manifeste primal, pour ne pas dire simplet.

Rudimentaire et essentiel, il reste fixe dans l’enfance de l’art.
On ne peut plus s’en passer depuis le milieu du vingtième siècle, pour la bonne raison
que le vingt et unième a décidé de ne pas grandir.
J’ai souvent envie, plus que de me planter devant son œuvre, de rencontrer l’artiste, pour jouer avec lui.
Je le laisserais choisir le jeu… ou chacun son tour…
Je sais que lui au moins, est contemporain.

De plus, c’est lui qui paierait les jouets. Il est riche.
Le pouvoir se l’accapare et le récompense, ne serait-ce que pour tuer la création adulte dont il a toujours peur.

L’Art ne peut être gamin.
Je l’en protège même en lui collant une majuscule.

Mais, avec ou sans, l’AAaart ne peut se passer de chahut non plus.

Nous sommes une bande de quatre contemporains.
AAaartistes ? … on verra.
Si la maturité nous coince au bon endroit et au bon moment, nous risquons bien de vous rencontrer…

Voici une belle image de trois d’entre nous, photographiés par la quatrième de le bande, Cornelia.
Jouons un peu.

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Approchons-nous :une analyse radiologique d’un des visages nous permet de découvrir un admirable repentir…

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Au millimètre près…On y retrouve l’art au tournant…

L’Art ne peut se passer de chahut, non ?

Ps : Il se pourrait que blog qui suit, interrompu après deux années de réflexions imagées,  se réveille doucement…

1 juin 2008

Blog taffin, fin du premier tome.

Classé dans : nostalgies — wolivié @ 6:41

Durant deux années, ce blog, comme une onde, s’est propagé depuis la source à la façon des vagues créées par un caillou tombé dans l’eau. Je l’avais prévu ainsi.
Les ondes se sont éloignées de moi à vitesse constante, de façon concentrique.
Elles se sont éloignées aussi les unes des autres, comme si leur écho ne suffisait pas à me suffire. Elles ont atteint quelque bordure et s’en retournent en s’evanouissant…

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Je cherche un caillou pour le second tome.
Un caillou ou un lance-pierre…

17 mai 2008

bonus avant congé

Classé dans : intimité — wolivié @ 17:48

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Si Juliette et Lucie composent et chantent « leur papa », ce n’est pas tant par la proximité, mais disent-elles, par le choix du propos… Il faut dire que maintenant, je me fais porteur autant de leurs idées et de leurs désirs que des miens et que j’aime bien ce côté « commande », qui a le mérite de réveiller et de secouer mon « inspiration ».
Si je mets des guillemets et des parenthèses un peu partout, c’est que mon histoire d’artiste en est bourrée. Peintre et dessinateur entre parenthèses, auteur de Bédé entre guillemets, auteur de théâtre entre les deux, de chroniques, de poèmes et de livres illustrés en supplément, j’ai passé une quarantaine d’années à vivre de tout cela, de rien d’autre, en me gardant bien de choisir une case… Je l’aurais vécue comme la case prison.
Tant qu’à y passer trois tours, j’ai préféré un cloche-pied sur une Marelle.
Je me suis réservé le moment de sauter à pieds joints sur le « Ciel ». (Sachant que l’arthrose est en embuscade, j’ai intérêt à me grouiller à lancer mon caillou, je sais)

On me considère, dans tous les domaines que j’ai abordés, au mieux comme un Franc-tireur, au pire comme un Fugitif. Un peu des deux sûrement, puisqu’il faut bien que je constate que je n’ai jamais mis les pieds ni au bon endroit, ni au bon moment. En tout cas, pas les deux à la fois.
Un exemple.
Le plus marrant (le moins drôle), c’est que du coup, les dessinateurs admirent mes chansons et mes pièces, tandis que les chanteurs se demandent pourquoi je ne fais pas…rien que du dessin !
Des deux éliminations, j’ai fait ici un cumul : contenter les « poètes » avec mes graffitis et les « graphistes » avec mes bouts rimés !
(J’aurais, c’est sûr, préféré l’inverse, mais ça mange pas d’pain, surtout si on considère que, de toute façon, c’est la musique qui fait la chanson…)

Bref. Comme dans un petit racket de sortie de collège, je n’ai pris dans les codes de chacun de ces genres, que ce qui m’arrange.
C’est cela qui dérange.
Ce qui dérange dans mon racket, c’est que je ne pique pas le blouson, mais juste le ticket pour le match dans la poche intérieure.

Du coup je ne fais pas partie de la bande.
D’aucune bande.
Je vais au stade tout seul.

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