Relais, le 10, 18 heures 15…
… Avec Mermet, on était bien.

Sans Mermet, à la rentrée, on sera bien…
… Avec Mermet, on était bien.

Sans Mermet, à la rentrée, on sera bien…
À moins d’être convaincu de perversité, Maurice Denis, peintre français mort en 1943, était sûrement bien loin d’imaginer qu’en 1960, un gamin de treize ans, puisse ressentir, en l’église Ste Marguerite du Vésinet, autre chose que ce pourquoi on lui avait passé commande de fresques et de vitraux…
Et surtout, petit maître s’il en fut, ce théoricien des « nabis » ne pouvait soupçonner l’ampleur de son influence.
Grâce à lui, je fus fort précoce dans la découverte du vide :
Le voilà.

On ne reste pas impunément posé là-dessous, tous les précieux dimanches de l’enfance sans se venger.
Le créateur de ce vitrail m’a fait comprendre (absorber) à doses répétées, ponctuelles, tout ce qu’il y a de vain dans une église.
Je ne suis pas sûr que ce n’était pas son but : n’a-t-il pas écrit :
« Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. »
Privé d’ailes, agenouillé au-dessous, je n’avais pourtant, comme mes congénères, que l’envie de rejoindre le ciel… Mais en traversant les verres de couleur.
Me voilà.

De l’extérieur, j’aurais pu, bien entendu, péter les vitraux en jetant un caillou pour me faciliter la tâche…
Mais,
1, la préméditation n’est pas mon fort.
2, un vitrail, vu de dehors, n’est qu’une tache sombre, souvent couverte de poussière, qu’on a pas envie d’exploser.
3, par le trou, ils auraient pu tous s’enfuir et se répandre dans la ville.
S’évader seul est un bonheur.
Parler sans savoir.
Je ne connais pas les chiffres exacts.
Ni le coût de diffusion d’un spot de pub en prime time sur la 2, ni le salaire que demandent les stars pour y apparaître 30 secondes.
Encore moins l’impact sur le prix du produit.
Le café Lavazza étant plutôt bon, j’acceptais donc de participer, certes très modestement à la fortune de Gérard Depardieu.
… Quand la découverte des produits du commerce équitable me conduisit à préférer des cafés censés répartir mes sous selon d’autres valeurs, sûrement plus morales.
Mais voilà.
L’apparition cette semaine de Jean Pierre Coffe sur un écran publicitaire avant 20 heures, vantant le mérite d’un café éthiopien « équitable » me laissa penser qu’on me couillonnait comme d’hab’ et même en pire.
À moins que l’espace publicitaire soit offert gracieusement par la chaîne et le bénévolat de Coffe confirmé, l’entubage du consommateur et du producteur éthiopien est total.
Bon. J’aurais pu me mettre en colère, mais, comme je préfère prendre un petit café tranquille, j’ai longuement regardé ce machin qui traînait encore sur mon bureau.

et j’ai fait ça.

Le label Kif Kif était né. Il valait bien plus de 142 heures de silence et des poussières.
Il s’applique bien sûr à nos marchands de café Depardieu et Coffe…

Mais aussi à ces deux-là, par exemple…

À noter que Sarkosy est aussi sur le point d’être, avec eux, labellisé” Kif Kif”.
…
Mais attention! On ne peut pas se servir du label à tout bout de champ.
Ainsi est né le label “Bourricaud”

C’est vrai, des fois, je fais pas dans la dentelle.
Propulsé par WordPress