Tant qu’à faire de se taire, autant expliquer…
Et si on s’arrêtait un instant pour regarder une image autrement…
Les jours passent. Cliquons. Voici l’instantané.
Regarder les choses en face risquerait-il de nous pousser à l’immobilisme ?

On peut se rassurer en mesurant qu’ici, c’est surtout la tresse qui n’entre plus dans la boîte. Elle a dû se former juste après la sortie : Assez vite pour qu’un regret se manifeste à la seconde même de l’échappée. Une première main retient ce qu’une autre semble incapable d’offrir.
Le contenu de la boîte reste en plan, et j’ai bien peur que, si la trajectoire est si courte, c’est juste parce qu’un miroir est dissimulé au creux de la main libre et que ça bloque.
La question est de savoir ce qu’elle comprend déjà, un quelquechose que lui chercherait à découvrir. Cela supposerait qu’ils soient deux.
Je ne le pense pas.
Le passé est obligatoirement féminin et notre gus vient de s’en apercevoir.
Il est bien seul, tout entier.
À la place de la tresse, il voit, c’est probable, dans son reflet, une banane.
La certitude d’être bien coiffé.

Ne reste lui qu’à trouver une savane, pour foncer.
Tête baissée, parce que, tant qu’à faire une explication, autant qu’elle soit courte.









