Les feuilles d’Olivier

4 juin 2006

Courrier des 5 lecteurs

Classé dans : intimité, science — wolivié @ 9:05

Coup de fatigue, réservoir vide, itinéraire à revoir…
On connaît les raisons de faire halte sur autoroute.
Dans un blog, c’est pareil.
Il s’agit parfois de faire le plein.
Pour ce, faire le vide est nécessaire, afin d’y voir plus clair.

J’ai pris la route le 17 avril, avec « mur du son » dont le contenu indiquait ma vitesse de croisière prévue.

Mais, comme le dit Christian Magnan, du collège de France,
« Un récepteur (c’est vous) reçoit le rayonnement émis par une source (c’est moi). Lorsque le récepteur et la source se déplacent l’un par rapport à l’autre, la longueur d’onde à la réception diffère de la longueur d’onde à l’émission (c’est le drame). »

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Précisons, pour les non-scientifiques, que cette phrase annotée et le croquis qui la symbolise expliquent le phénomème sonore qui accompagne le passage d’une auto ou d’un avion lorsqu’on est assis pour écouter les oiseaux.
Le bruit de leur moteur, pourtant constant, semble sortir de nulle part, s’amplifier, nous abrutir littéralement… avant de s’éteindre pour aller vers pas grand chose, à savoir :
laisser les piafs finir leur phrase en s’écrasant.
(voir commentaire de Bertrand)
Et hop !
La page sur l’effet Doppler réclamée par Nicolas est donc ici présente, d’autant que le meilleur endroit pour en profiter, c’est bien une aire de repos sur un carnet de voyage.
Repos.
La route est calme aujourd’hui.
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Le ratage de siècle, remarqué justement par Amazone, dû aussi à l’effet Doppler du temps qui passe, sera rattrapé au vol, pour peu que le dessin ci-dessous puisse expliquer mon erreur d’appréciation.
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Qu’elle me pardonne…
Mais comme le dirait Bertrand D, en cette saison, le gazon pousse si vite qu’on n’a pas toujours le temps de glander 142 heures.

D’ailleurs, la récupération des poubelles 1 et 2 que Juja réclamait est en cours, mais le tri est difficile…
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Pour Cendre, je trouverai bien des pages de garde pour retarder la couverture de fin.

Répondre d’un coup à tous les commentaires, me permet de repartir le cœur léger, d’ailleurs, Xavier m’a donné envie de communiquer mon adresse à 5 lecteurs supplémentaires, ce qui fera pourquoi pas 12 au moins, si on tient compte de ceux qui, comme lui et Amazone m’ont déniché presque tout seul.

J’ai trouvé le moyen pour que la longueur d’onde à la réception se rapproche de la longueur d’onde à l’émission.
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Qui m’aime me suive.

25 mai 2006

Denis la menace

Classé dans : peinture, intimité, semaine sainte — wolivié @ 18:24

À moins d’être convaincu de perversité, Maurice Denis, peintre français mort en 1943, était sûrement bien loin d’imaginer qu’en 1960, un gamin de treize ans, puisse ressentir, en l’église Ste Marguerite du Vésinet, autre chose que ce pourquoi on lui avait passé commande de fresques et de vitraux…

Et surtout, petit maître s’il en fut, ce théoricien des « nabis » ne pouvait soupçonner l’ampleur de son influence.

Grâce à lui, je fus fort précoce dans la découverte du vide :
Le voilà.
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On ne reste pas impunément posé là-dessous, tous les précieux dimanches de l’enfance sans se venger.

Le créateur de ce vitrail m’a fait comprendre (absorber) à doses répétées, ponctuelles, tout ce qu’il y a de vain dans une église.
Je ne suis pas sûr que ce n’était pas son but : n’a-t-il pas écrit :

« Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. »

Privé d’ailes, agenouillé au-dessous, je n’avais pourtant, comme mes congénères, que l’envie de rejoindre le ciel… Mais en traversant les verres de couleur.
Me voilà.
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De l’extérieur, j’aurais pu, bien entendu, péter les vitraux en jetant un caillou pour me faciliter la tâche…
Mais,
1, la préméditation n’est pas mon fort.
2, un vitrail, vu de dehors, n’est qu’une tache sombre, souvent couverte de poussière, qu’on a pas envie d’exploser.
3, par le trou, ils auraient pu tous s’enfuir et se répandre dans la ville.

S’évader seul est un bonheur.

13 mai 2006

patience

Classé dans : peinture, intimité — wolivié @ 18:41

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J’avais 20 ans, je peignais comme on brode.

1 mai 2006

Nouvelle parano 2

Classé dans : intimité, nostalgies — wolivié @ 9:37

L’inadéquation entre le jour qui se lève et l’individu censé le traverser est fréquente.
Carole, avant-hier, à titre d’exemple. La nuit ne lui avait pas porté conseil.
Cela arrive.
Agressée durant son mauvais sommeil par un sophisme de la pire espèce :

1 Le stress est facteur de cancer
2 Le tabac est aussi facteur de cancer
3 Le tabac est un anti-stress notoire

Si on réfléchit…

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…La conclusion est simple :

Un certain nombre de stressés, en fumant, se délivreraient du risque de cancer lié au stress et, sauvés par la clope, ils viendraient, guéris, équilibrer les statistiques alarmistes.

Mais à l’arrivée de la nouvelle parano 2 « le retour », on ajouta un quatrième terme :
L’éclosion du stress anti-tabac.
Il fait des ravages.

En culpabilisant le fumeur débarrassé de son stress par sa tabagie , il annule les effets thérapeutiques de celui-ci, le replaçant au départ de son processus de guérison .

En affolant le non-fumeur, soudain agressé par le stress lié à la tabagie , il le plonge dans l’univers des métastases, alors qu’il rêvassait, innocent, convaincu depuis des années que l’odeur d’urine des toilettes était mauvaise… et celle de l’Amsterdamer, subtil.

On lui a dit non, c’est le contraire.
Et Albert, le non-fumeur, en stoppant son 4X4 au feu rouge, outre la peur d’être empoisonné par le piéton fumeur qui traverse dans les clous, souffre en plus d’un sentiment de solitude… Pourquoi ?

John, qu’il admire, a refusé son invitation à dîner.
Bill n’est pas venu au vernissage de Bob, et d’ailleurs, y’avait pas du monde comme d’habitude.
À la fête de Tom, presque la moitié des invités s’est barrée vite fait.

Tous poliment disparus.
Tous sans autre motif que de ne pas avoir envie d’être là.
Il manquait ça.

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Curieux objet posé sur les tables d’hôte (Lancel, années 60), au temps où les gens aimaient être ensemble.

PS : Il n’y aura pas de “nouvelle parano” 3 suite et fin.
Non-fumeurs, je vous aime. Les occasions de nous rencontrer seront rares.
Aimez-les s’il en reste.

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