Ô pages volantes, froissées, pages d’automnes…
Comme on est déjà le 21, il faut bien que ma feuille du 12 octobre s’enfonce ci-dessous et s’entasse dans la colonne “archives”, à votre droite… Les feuilles mortes, ça fait l’humus…
C’est la loi du bloblo.
En voici donc un tout nouvo tout bo.
Il n’efface pas ma colère, il la date. Une colère datée s’appelle une rancœur…
Dommage, je la trouvais jolie, ma colère, pimpante, surtout pendant les huit jours où elle s’affichait par la surprise, d’un juste Clic.
Bientôt, il faudra farfouiller pour la relire… Le nom des ministres et des présidents à peine cités sera même oublié. Fantoches qui n’ont mérité cette place éphémère, ici, que pour ornementer mes fanfaronnades.
Stop.
En 1969, j’avais entendu, de Picasso je crois, qu’il peignait pour accrocher à ses murs les toiles qu’il ne pouvait s’offrir. Ainsi commençait ma période « roi du dessus du buffet ».
Tiens.. et si je m’en faisais une petite bleue camaïeu pleine de voiliers ou de funambules ?

Tiens… une grande maternité-famille-nombreuse toute douce dans les ocres brûlés.

C’est ma petite sœur qui m’a gentiment envoyé ces clichés, mes p’tits cadeaux, ses picassos à elle…
Aujourd’hui, au cœur de ma période « roi du désert mural » j’aimerais bien…
…accrocher à mes murs des toiles… que je ne sais pas peindre !
Tiens… en gras, ça fait colère…



