Les feuilles d’Olivier

1 juin 2008

Blog taffin, fin du premier tome.

Classé dans : nostalgies — wolivié @ 6:41

Durant deux années, ce blog, comme une onde, s’est propagé depuis la source à la façon des vagues créées par un caillou tombé dans l’eau. Je l’avais prévu ainsi.
Les ondes se sont éloignées de moi à vitesse constante, de façon concentrique.
Elles se sont éloignées aussi les unes des autres, comme si leur écho ne suffisait pas à me suffire. Elles ont atteint quelque bordure et s’en retournent en s’evanouissant…

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Je cherche un caillou pour le second tome.
Un caillou ou un lance-pierre…

17 mai 2008

bonus avant congé

Classé dans : intimité — wolivié @ 17:48

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Si Juliette et Lucie composent et chantent « leur papa », ce n’est pas tant par la proximité, mais disent-elles, par le choix du propos… Il faut dire que maintenant, je me fais porteur autant de leurs idées et de leurs désirs que des miens et que j’aime bien ce côté « commande », qui a le mérite de réveiller et de secouer mon « inspiration ».
Si je mets des guillemets et des parenthèses un peu partout, c’est que mon histoire d’artiste en est bourrée. Peintre et dessinateur entre parenthèses, auteur de Bédé entre guillemets, auteur de théâtre entre les deux, de chroniques, de poèmes et de livres illustrés en supplément, j’ai passé une quarantaine d’années à vivre de tout cela, de rien d’autre, en me gardant bien de choisir une case… Je l’aurais vécue comme la case prison.
Tant qu’à y passer trois tours, j’ai préféré un cloche-pied sur une Marelle.
Je me suis réservé le moment de sauter à pieds joints sur le « Ciel ». (Sachant que l’arthrose est en embuscade, j’ai intérêt à me grouiller à lancer mon caillou, je sais)

On me considère, dans tous les domaines que j’ai abordés, au mieux comme un Franc-tireur, au pire comme un Fugitif. Un peu des deux sûrement, puisqu’il faut bien que je constate que je n’ai jamais mis les pieds ni au bon endroit, ni au bon moment. En tout cas, pas les deux à la fois.
Un exemple.
Le plus marrant (le moins drôle), c’est que du coup, les dessinateurs admirent mes chansons et mes pièces, tandis que les chanteurs se demandent pourquoi je ne fais pas…rien que du dessin !
Des deux éliminations, j’ai fait ici un cumul : contenter les « poètes » avec mes graffitis et les « graphistes » avec mes bouts rimés !
(J’aurais, c’est sûr, préféré l’inverse, mais ça mange pas d’pain, surtout si on considère que, de toute façon, c’est la musique qui fait la chanson…)

Bref. Comme dans un petit racket de sortie de collège, je n’ai pris dans les codes de chacun de ces genres, que ce qui m’arrange.
C’est cela qui dérange.
Ce qui dérange dans mon racket, c’est que je ne pique pas le blouson, mais juste le ticket pour le match dans la poche intérieure.

Du coup je ne fais pas partie de la bande.
D’aucune bande.
Je vais au stade tout seul.

4 avril 2008

Plaisir d’amour ne dure qu’un moment…

Classé dans : silences — wolivié @ 8:37

Pour exactement la même raison qui me ferait échanger toute une vidéothèque de Walt Disney contre dix minutes du Roi et l’oiseau, je larguerais toutes les fables de La Fontaine contre ces deux textes de Florian

Le chat et le Miroir

Philosophes hardis, qui passez votre vie
À vouloir expliquer ce qu’on n’explique pas,
Daignez écouter, je vous prie,
Ce trait du plus sage des chats.
Sur une table de toilette
Ce chat aperçut un miroir ;
Il y saute, regarde, et d’abord pense voir
Un de ses frères qui le guette.
Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.
Surpris, il juge alors la glace transparente,
Et passe de l’autre côté,
Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.
Il réfléchit un peu : de peur que l’animal,
Tandis qu’il fait le tour, ne sorte,
Sur le haut du miroir il se met à cheval,
Deux pattes par ici, deux par là ; de la sorte
Partout il pourra le saisir.
Alors, croyant bien le tenir,
Doucement vers la glace il incline la tête,
Aperçoit une oreille, et puis deux… à l’instant,
À droite, à gauche il va jetant
Sa griffe qu’il tient toute prête :
Mais il perd l’équilibre, il tombe et n’a rien pris.
Alors, sans davantage attendre,
Sans chercher plus longtemps ce qu’il ne peut
Comprendre,
Il laisse le miroir et retourne aux souris :
Que m’importe, dit-il, de percer ce mystère ?
Une chose que notre esprit,
Après un long travail, n’entend ni ne saisit,
Ne nous est jamais nécessaire.

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La carpe et les carpillons

Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord,
Suivez le fond de la rivière ;
Craignez la ligne meurtrière,
Ou l’épervier, plus dangereux encor.
C’est ainsi que parlait une carpe de Seine
À de jeunes poissons qui l’écoutaient à peine.
C’était au mois d’avril ; les neiges, les glaçons,
Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes ;
Le fleuve enflé par eux s’élève à gros bouillons,
Et déborde dans les campagnes.
Ah ! Ah ! Criaient les carpillons,
Qu’en dis-tu, carpe radoteuse ?
Crains-tu pour nous les hameçons ?
Nous voilà citoyens de la mer orageuse ;
Regarde : on ne voit plus que les eaux et le ciel,
Les arbres sont cachés sous l’onde,
Nous sommes les maîtres du monde,
C’est le déluge universel.
Ne croyez pas cela, répond la vieille mère ;
Pour que l’eau se retire il ne faut qu’un instant.
Ne vous éloignez point, et, de peur d’accident,
Suivez, suivez toujours le fond de la rivière.
Bah ! Disent les poissons, tu répètes toujours
Mêmes discours.
Adieu, nous allons voir notre nouveau domaine.
Parlant ainsi, nos étourdis
Sortent tous du lit de la Seine,
Et s’en vont dans les eaux qui couvrent le pays.
Qu’arriva-t-il ? Les eaux se retirèrent,
Et les carpillons demeurèrent ;
Bientôt ils furent pris,
Et frits.
Pourquoi quittaient-ils la rivière ?
Pourquoi ? Je le sais trop, hélas !
C’est qu’on se croit toujours plus sage que sa mère,
C’est qu’on veut sortir de sa sphère,
C’est que… c’est que… je ne finirais pas.

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Je ne finirais pas.

28 mars 2008

Chagrin d’amour dure toute la vie…

Classé dans : silences — wolivié @ 20:59

Tout y est j’espère.
Les capotes, les punks, les beaufs les jours de repassages et les mauvais hasards…
cliquez sur la couv pour lire la BD…

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