Les feuilles d’Olivier

22 décembre 2007

Relais… from Nicolas to the avenir

Classé dans : semaine sainte — wolivié @ 19:10

Longtemps, je me suis demandé si j’allais vous caser cette peinture…
Non que l’envie m’en ai manqué, mais quoi dire avec ?

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J’ai en effet pris l’habitude, durant plus d’une année et demie, de vous coller de mes images et de les assaisonner de justifications passagères, pertinentes, cavalières ou déprimées…

… et puis voilà, je cale.

Tout ce que cet arlequin semble dire, il le tait.
Tout ce qu’il voudrait vous raconter, il le retient.

Élegant et fragile, à mes côtés, il va se retirer quelques temps.
Si ce n’est pas un calage, c’est au moins une esquive…

Baladez-vous dans ces pages en nous attendant. faites comme si je les datais d’aujourd’hui.

Vous avez 17 minutes pour voir et entendre, ci-dessous, quelquechose que lui et moi, nous aurions du vous chanter.
Mais ce n’est pas notre nature.
Dommage
C’est gros, donc vrai, vulgaire et magique.
Tout ce que nous aimons et que nous ne savons pas faire.

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15 décembre 2007

Page sans images ?

Classé dans : silences — wolivié @ 10:10

Voici une de mes chroniques publiée le 21 novembre 2000 dans le Journal de la Haute-Marne…

La finale des Dicos de zinc

À la finale des Dicos de zinc, la dictée était délicate, car il fallait connaître quelques mots usuels en Beauf parler, langue très répandue, mais non officielle.

Le Beauf parler, ou Beauf tout court, est une langue en effet très en vogue dans de nombreux pays. Elle a l’avantage d’être universelle et, avec des nuances, de permettre à des idées simples de traverser les frontières, d’acheter du caoutchouc à pneu dans des pays sans voitures, des composants d’ordinateurs dans des pays sans électricité et de déposer l’argent gagné là-bas dans des pays sans scrupule.

Le Beauf se parle surtout dans les buvettes de stade de foot, chez le coiffeur, dans les garages, au comptoir de zinc des troquets et, dans les familles, pendant les pubs à la fin des infos.

Le Beauf permet, par exemple, de ne pas faire l’Europe, de rétablir la peine de mort, de rendre très florissantes les industries d’armement et d’expliquer que les bonnes femmes sont mieux à la cuisine qu’au boulot.

Les mots clefs du Beauf sont :

Ritals, Espingouins, Polaks, Russkofs, Yougos, Bougnoules, Négros, Viets, Chinetoques, Boches et Rosbifs.

Les Ritals se bourrent de pizzas et matent les nanas avant d’en faire des Mamas.

Les Espingouins s’enfilent des tapas à la corrida et des castagnettes au flamenco avant d’aller à confesse.

Les Polaks et les Russkofs descendent vodka sur vodka et juste après, une vodka pour faire passer. Les Yougos préfèrent s’envoyer des pétards, et, juste après, l’ONU pour faire passer.

Les Bougnoules élèvent des moutons dans les ascenseurs, ce qui leur permet d’élever leurs enfants dans les fourgons de CRS.

Les Négros boufferaient bien ma soeur, tous nus avec leurs dents toutes blanches.

Les Viets, congs, en tongs, tapent sur des gongs en attendant leur réincarnation en hamburgers.

Les Chinetoques dévorent les caniches après les avoir noyés dans des rizières.

Les Boches carburent à la saucisse et à la bière dans des bunkers avant, pendant et après les guerres.

Les Rosbifs trempent leurs moustaches rouquines dans le thé à cinq heures, l’essuient sur leur Manche en attendant les obsèques de la Reine-Mère pour faire de l’humour.

C’est un Franchouillard qui donne ces définitions, bien sûr.

Il y a trois sortes de Franchouillards : le Péquenot de campagne, en voie d’extinction, le Banlieusard de cité, qui se multiplie en se colorant et le Parigot tête de veau qui vide les campagnes et colore les banlieues. La rengaine préférée de tout Franchouillard qui se respecte est : « J’suis pas raciste mais faudrait pas oublier les Amerloques ».

Les Amerloques ont inventé la Démocratie-Cholestérol en évinçant Donald pour élire Mickey ou réciproquement et nous exportent la bouffe Dumbo en attendant que leur système politique Rambo soit tout à fait au point.

Fin de la dictée. Zéro fôtes.

On y voit bien tout de même que la notion d’image reste à définir…

6 décembre 2007

crayon sur papier

Classé dans : neuronale — wolivié @ 10:40

Le principe était simple :
Même horaire, même papier, même crayon, pas de gomme, pas de projet, zéro idée.
Mes dessins automatiques se levaient chaque matin en même temps que moi.
Je ne les reconnaissais pas, évidemment, le matin, puisque je ne m’étais couché avec eux le soir…

- Bonjour dessin.
- Bonjour.
- Qui es-tu beau dessin qui vient de ma nuit ?
- Euh…

Les conversations étaient brèves.
Pourtant les dessins, bavards.

Je faisais des piles de beaux, des piles de moches.

Le principe était simple : Zéro critère.

La preuve, tous ceux que je vous ai mis jusqu’à présent étaient classés beaux.
Les quatre qui suivent, classés moches…Hé hé.

( mes « Hé hé » ne signifient pas grand chose…mais je trouve qu’ils finissent bien mes phrases : « classés moches. », c’est moins joli que « classés moches…Hé hé. »)

Puisqu’ils étaient classés moches, je ne vais pas leur donner des jolis noms, ça va les faire taire.

Voici : « Direction de l’UMP » (le pire)

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Voici : « Création du Modem » (moins grave ?)

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Voici : « Dissensions au PS » (pas brillant)

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C’est bête que je vous aie donné des noms avant… D’abord, parce que ça les rend drôles alors qu’ils ne le sont pas du tout.
Ensuite, parce que vous avez pensé :
- Ah ! Bien fait pour eux ! C’est rien que de la politique ! Ils étaient bien dans la pile des moches !
Enfin parce qu’ils n’ont plus rien à dire.

Je les aurais appelés « crayon sur papier numéro 34 », crayon sur papier numéro 56 »,
crayon sur papier numéro 78 », vous n’auriez rien pensé du tout ! Ils vous auraient tout raconté les bavards.
Le drame c’est que maintenant c’est foutu !

Même si je vous mets celui-ci.

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Automatique. Vous pensez quelque chose comme « Et Besancenot dans tout ça ? »
Alors que pas du tout, c’est « crayon sur papier numéro 910, Hé-hé ! »

Mais c’est trop tard…

Quand la carpe a vu l’hameçon, pour la choper, mon cul Paul !

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