Les feuilles d’Olivier

29 novembre 2007

La théorie du sac de nœuds et des deux flacons

Classé dans : peinture, science — wolivié @ 11:03

Attention, elle est toute nouvelle !

Prenons 2 flacons et un sac de nœuds.
Les deux flacons sont en apparence identiques et très schématisés.
(C’est près du téléphone que la théorie des sacs de nœuds
et des deux flacons a été gribouillée pour la première fois )

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note : Un flacon n’est pas une bouteille, car son goulot est beaucoup plus variable, voici quelques exemples pour les petits….

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(… Pourvu qu’on aboutisse à la théorie susnommée.)

Revenons à l’âge adulte.

Introduisons le sac de nœud dans un premier flacon.
C’est le cas numéro 1, le sac de nœud ne passe pas :

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On dira qu’il y a « prise de tête. »

La raison est l’étranglement du goulot.

Introduisons le sac de nœuds dans un second flacon.
C’est le cas numéro 2, le sac de nœuds passe tout seul:

theorie3.jpg

On dira qu’il a « Glouglou, Miam miam »

La raison est également l’étranglement du goulot.

Tout cela serait bien banal, limite rigolo, si nous n’étions pas (littéralement) plongés au cœur d’un drame.
Tandis que tout le monde est au boulot, l’artiste est au goulot.
Je ne parle pas de sa capacité à la picole, également partagée, mais, on l’aura compris à l’aide des croquis, du choix masculin-féminin en art.

Dans ce cas Taffin numéro 1, (huile sur toile 1993)

misere-4.jpg

Le sac de nœuds est bien resté coincé. Il s’agit d’art masculin :
compact, limite bourratif,
Acre limite amer,
Empoté, limite immobile,

Dans cet autre cas Taffin numéro 2 ( dessin automatique,2004)

joli2.jpg

Le sac de nœuds a glissé tout seul. Il s’agit donc d’art féminin :

Aérien limite planant,
Allégé limite Bio,
Mouvant limite éphémère…


On constate dans ces 2 exemples que la théorie du sac de nœuds et des deux flacons ne sert strictement à rien.

Il faudrait supprimer le sac de nœuds…
Mais on ne peut pas :
Sans une « prise de tête » ou un « Glou glou Miam miam »,
un flacon a vraiment l’air très con.

Certes, des théories contradictoires existent…

Très contestables comme celle-ci, qui aboutit au cas Taffin 3, ci dessous.
De prime abord on peut penser qu’elle a résolu la problématique…

theorie4.jpg

Mais non !
Remplacer les flacons par des verres à pied et les faire passer dans le sac de nœuds est, certes, possible…

Mais les verres à pied n’ont pas de goulot !

22 novembre 2007

Fond de cantine

Classé dans : semaine sainte — wolivié @ 20:17

Dans notre classe, au collège, il y un petit nouveau, au fond, près du radiateur. Depuis qu’il est arrivé, il se passe plein de trucs bizarres, même dans nos petites têtes…

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Vendredi, quand le professeur de français est entré dans la classe, il nous a fait une leçon de conjugaison :
« Je suis chrétien, tu es musulman, il est juif, nous nous détestons, vous en aurez la preuve, ils vont s’entre-déchirer. »
Le petit nouveau s’est complètement trompé. Il a écrit :
« Je ne suis pas chrétien, tu n’es pas musulman, il n’est pas juif, nous nous aimons, vous en aurez la preuve, ils vont vivre en paix »…
Pourtant, le prof a dit que c’était bon quand même.

Ensuite, quand le professeur de maths est entré dans la classe, il nous a posé une interrogation surprise :
soit trois individus sympathiques et trois jolies villes ensoleillées. Dans combien de villes ces individus vont-ils s’installer ?
Le petit nouveau, qui est aussi bon en mathématiques qu’en français, a répondu :
« Dans une seule, tous les trois dans la même ».

À la question subsidiaire : en combien de temps les individus vont-ils perdre une partie de leur capital sympathie et transformer cette ville en un sombre territoire de haine et de malheur ?
Le petit nouveau a répondu : « Tout de suite immédiatement ».
Il a encore eu tout bon.

En troisième heure, quand le professeur de langues est entré dans la classe, il nous a fait une leçon de vocabulaire : il a demandé d’épeler le nom russe de ce qui peut entrer et être entendu aussi bien dans une église que dans une mosquée ou une synagogue. On a bien compris que c’était d’un machin du ciel, en russe, qu’il voulait parler, mais personne n’a su répondre…
« Ka-la-che-ni-kof ? » a alors suggéré le petit nouveau.

Il a pris aussi sec deux heures de colle pour mauvais esprit !

Mais… C’est drôle, on aurait dit que le nouveau et le prof se marraient…

Enfin, quand le professeur de physique-chimie est entré dans la classe, il nous a demandé de citer les différents états de la matière qu’on connaissait.
Christian, Ramdam et Élie ont répondu : « l’état solide, l’état gazeux, l’état liquide et l’état de Grâce Divine… »

Le petit nouveau, qui ne connaissait pourtant pas le dernier, a eu une meilleure note.

Et puis, à midi à la cantine, au premier et au deuxième service, Ramdam, Élie et Christian se sont bagarrés pour des histoires de charcuterie et de poisson.

On s’est d’ailleurs tous foutu sur la gueule.

Sauf le chouchou, le nouveau, le petit, près du radiateur du fond.

bon-eleve-1.jpg

Il prenait le thé avec les profs…Ils n’avaient mangé ni au premier, ni au deuxième service. Ils étaient là, tranquilles, ils faisaient gaffe, autour du service athée, en porcelaine, fragile.

14 novembre 2007

Pipicacadodo

Classé dans : S'assoir où j'aimais — wolivié @ 20:12

J’ai failli trouver un autre titre…

Si j’avais intitulé cette page « La guerre du feu », Google m’aurait casé dans une liste bourrée de Jean-Jacques Annaud.

Je préfère la compagnie de Marco Ferreri. (il suffit d’inscrire pipicacadodo sans faute sur Google).

Bon, j’ai failli…

Failli, pas au sens d’échouer, car, n’ayant jamais quitté la plage, le ressac m’a foutu la paix.

Donc failli au sens de presque.
J’ai failli y construire une barque, pas plus ni moins.

Plus difficile qu’un kayak mais il ne m’intéressait pas de prendre la mer seul.
Moins dur qu’un paquebot mais j’avais peur de ne pas y voyager en première classe.

Résumons :

J’ai failli m’intéresser aux photocopieurs.

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J’ai failli me passionner pour les cartables.

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J’ai failli m’investir chez les pompistes.

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J’ai failli entrer chez les biquettes.

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Mais, pour le jaja qui va avec, là j’ai vraiment failli faillir.

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Ah oui !
J’ai failli trouver ça dans les kiosques… Une couverture pour un numéro spécial sur « la servitude volontaire »… Mais ce con de Mandryka qui me l’avait commandée était trop lacanien pour ne pas me lourder sauvagement alors qu’on s’aimait.
(Ce fut fait.)

echo.jpg

Bref , j’ai failli appeler cette page « Press book, part one »…

et en plus, J’ai failli vous la faire en musique !

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8 novembre 2007

Le lieu du crime*

Classé dans : réédition, S'assoir où j'aimais — wolivié @ 21:10

* l’astérix, c’est pour signaler l’importance de cette sorte de réédition sur l’histoire de la maison.

Elle est restée endormie 15 ans. Elle a fait rêver tout le monde. Le 1er septembre 1992, j’ai fermé tous les volets. Ils se sont rouverts le 5 novembre 2007, le matin même où je reprenais pied à terre en face, rue Vitruve !
Depuis lundi, les promoteurs opaques (OPAC eh oui…) vont tenter de lui retirer son âme :

la rénover !

Les cons !
1/Les maisons n’ont pas d’âme.
2/Les promoteurs encore moins.
3/les rêves ne se rénovent pas.

Voici la maison, à la dernière page du livre de Lionel Longueville ” … Si le quartier de la réunion m’était conté”.

or.jpg

Voilà ce que j’écrivais le 20 juin 2006:

extrait

(…) Je peignais successivement jusqu’à 8 tableaux sur le même support, non que je sois totalement insatisfait des couches précédentes, mais, le trajet comptant déjà, pour moi, plus que les traces, il m’importait peu de me collectionner.
Voici pourtant quelques peintures qui se sont échappées de ce recyclage permanent
Elles ne sont pas nécessairement meilleures que celles qu’elles recouvrent, mais le propriétaire de la jolie maison du XXème arrondissement de Paris que j’habitais, passait parfois, inquiet de mes retards de paiement de loyer.
Fort avisé, il interrompait le parcours de mes « peintures omnibus » en me demandant le prix de celles qui lui plaisaient et en sortant son chéquier dans la foulée.
Étant donné mes dettes à son égard, cela avait l’air d’un troc, mais, dans notre esprit, il s’agissait d’un achat ordinaire, même si les sous lui reviendraient bientôt…

Voici quelques années de loyers.

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La maison ne bougeait d’un pouce… Et grâce à elle, ces peintures non plus.
Pas plus que celle-ci, qu’il m’acheta quelques années après notre départ…
Je n’ai qu’une photo en noir et blanc…

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… Mais j’ai gardé les couleurs de la rue des orteaux dans ma tête…

maison-1.jpg
Voilà c’est fini.
Ce qui s’est passé lundi, je l’avais dessiné en 1987, dans ALLAÏVE 2 !!
maison-2.jpg
Je m’étais juste trompé sur la place du permis de démolir (il est sur la grille)

… et sur l’âge du camion…

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