Les feuilles d’Olivier

29 juillet 2007

Séance diapo

Classé dans : semaine sainte — wolivié @ 19:26

Je reviens d’Italie. De Venise.
Par le trou de la toile, j’ai bien vu
qu’ils m’avaient vidé les canaux…

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Je me suis inquiété, comme toujours.

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Heureusement, là-bas, les interphones sont rassurants.

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Et puis, au fond de mon sac, que je n’ai jamais voulu vider,
je ramenais chez nous deux souvenirs d’Italie :

Le premier, ci-dessous, une représentation
dénichée dans l’atelier de Denise, à Castelcucco.
Elle semble résumer tout ce que l’humain
possède de spontané :
le naturel, l’appétit et accessoirement l’irrespect.
Un peu laid, un peu sympa.
De quoi se faire des copains, même au Vatican.
De quoi surtout être vivant.

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Et puis là, ci-après, le second, chopé au coin d’une rue,
témoignage de tout ce que l’humain implique de beau et de grave.
Ce qui manque à la première, ce que tous ceux qui y baisaient
ne veulent apercevoir :
L’autre dimension (pas grande, c’est vrai),
celle qui vaut la peine qu’on coure après quelque chose
et qu’on se pose quelque part…

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19 juillet 2007

Ouvrons les volets.

Classé dans : S'assoir où j'aimais — wolivié @ 8:59

Ce matin en me levant, j’ai trouvé ça beau.
Alors, je l’ai photographié.

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Je l’ai annoté.

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… et déposé sur cette page.

Si on l’aide un peu, la beauté peut s’introduire par la fenêtre.
Mais très brièvement.

Heureusement, d’ailleurs, qu’il faisait soleil et que j’avais des belles choses dans la tête…
Et puis la sculpture, elle m’aime bien.

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13 juillet 2007

fermons les persiennes.

Classé dans : peinture, intimité — wolivié @ 23:46

la soirée a été longue.

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Une grande solitude habite ce personnage, non ?
Un grand secret en tous cas.
Heureusement il est fatigué. Le sommeil pourra-t-il le réparer un ‘ti peu ?

(Peint et vendu en 1990, je ne peux plus l’offrir à mes enfants)

3 juillet 2007

Le matin, on peut se réveiller dans le réel.

Classé dans : sphinx, science — wolivié @ 10:24

Le style est vif, l’approche concrète, la maîtrise assumée.
1,2,3 restez !

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On appelle ça, spontanément, Art Brute.

Et puis avant le boulot, (qui déborde), on feuillette le Libé d’internet (moins cher)
Ondine Millot, ce vendredi, y écrit :

Rosemonde Pujol a 89 ans, un passé de résistante et de militante de la cause féminine, une carrière de journaliste économique à France Inter et au Figaro, une douzaine d’ouvrages de consommation et de santé publiés. Et, à l’orée de sa quatre-vingt-dixième année, un nouveau combat à mener : «la réhabilitation du clitoris». L’œil qui brille et le sourire en coin, elle se délecte de l’étonnement de ses interlocuteurs lorsqu’elle évoque son dernier livre paru aux Editions Jean-Claude Gawsewitch, Un petit bout de bonheur.
Avocate du plaisir féminin «jusqu’à 100 ans au moins», Rosemonde Pujol a proposé à 80 femmes de tous âges et milieux sociaux de papoter ensemble de leur «petite fleur». Bilan : des insultes, des «A votre âge, vous n’avez pas honte !» mais aussi des confidences qui font le sel de son ouvrage. Tour d’horizon en cinq volets d’un auteur et d’un sujet réjouissants.

De la résistance au clitoris

Si l’on s’étonne que Rosemonde Pujol, alias Colinette (son «nom de guerre» ), chevalier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance avec rosette et grade d’officier, s’intéresse au «siège du plaisir féminin», elle n’y voit au contraire que «pure logique» : «J’ai toujours mieux aimé faire que subir.» De la même façon qu’elle lutta jadis contre l’occupant, elle lutte aujourd’hui contre l’ «andro-centrisme» ou «culte du phallus». «J’ai interrogé des lycéennes et leurs professeurs de SVT [sciences et vie de la terre, ndlr] , raconte Rosemonde, indignée. Eh bien encore aujourd’hui, dans les manuels, alors que tous les organes masculins sont minutieusement décrits, on ne trouve rien sur le clitoris.» Elle cite l’exemple d’une professeure de terminale qui, en tentant d’apporter plus d’explications sur le «bouton magique», s’est attiré l’ire de sa hiérarchie et des parents d’élèves.

«Petit pénis»

Pour Rosemonde Pujol, tombée enceinte à 41 ans (son premier et unique enfant), le plaisir féminin souffre de la dictature de la maternité. «On a beaucoup cherché à me culpabiliser d’être mère sur le tard, comme si j’avais négligé ce pour quoi j’étais faite. Les organes génitaux féminins ne sont valorisés que pour leur fonction reproductive. Le clitoris est méprisé car il est stérile.» Cette «inutilité reproductive» serait l’origine du tabou. «Plus de 80 % des femmes que j’ai interrogées ignoraient le mode d’emploi et l’anatomie de leur clitoris.» Déterminée à combler ces lacunes, Rosemonde Pujol n’est pas avare en descriptions. «C’est un beau cas d’égalité homme-femme, le clitoris. Comme le pénis, il possède un gland, un prépuce, et un petit nerf moteur, le nerf érectile, qui prend sa source au cerveau.» Ça, c’est pour la partie visible, soit un cylindre d’environ deux centimètres de haut sur moins d’un centimètre de large. A l’intérieur, «la forme cylindrique s’épanouit en un volume près de dix fois supérieur à la partie visible» . Ainsi, conclut Rosemonde, «on a un pénis, ils ont un pénis, et pourtant ils veulent qu’il n’y ait que le leur qui compte !».

Masturbation de 0 à 100 ans

Lorsqu’elle était jeune élève pensionnaire chez les jésuites, Rosemonde Pujol se masturbait en lisant des récits sacrés. «Je ne savais pas que c’était interdit, ni que cela s’appelait masturbation. J’avais l’impression en ressentant ce plaisir de rejoindre Dieu et de devenir sainte.» Des années de culpabilisation puis d’émancipation plus tard, Rosemonde assure que «la masturbation clitoridienne est un geste pur, puisque pratiqué de manière innée. Le fœtus se masturbe dans le ventre de sa mère». Pur, et pérenne. «A partir d’un certain âge, c’est la seule chose qui continue à vivre aussi fort qu’avant, s’exclame Rosemonde. Les amours sont mortes, le clitoris est vivant !»

«Un moyen de survie»

Distançant largement le pénis, le clitoris posséderait quelque 8 000 à 10 000 capteurs sensitifs, quand son homologue masculin n’en compterait que 3 000 à 4 000. Les capteurs neuronaux du clitoris (plus nombreux également que ceux des doigts, des lèvres ou de la langue), une fois stimulés, entraînent la libération d’une hormone de plaisir, l’ocytocine. «Ce que m’ont dit les médecins, confie Rosemonde, c’est que grâce à cette hormone, le clitoris est un véritable moyen de survie pour femmes. Un bain de jouvence. Un produit de beauté.» Comme deux de ses amies nonagénaires, elle voit là le secret de sa longévité. «Les sages-femmes du Moyen Age caressaient le clitoris des femmes enceintes, car tout ce qui rendait la mère heureuse rendait l’enfant heureux. Maintenant la grossesse, c’est : Ne faites pas ci, faites attention à ça. J’ai l’impression d’être en 1917, l’année de ma naissance, pas en 2007.»

La poésie du clitoris

Il paraît que les Italiens, pour évoquer les caresses clitoridiennes, disent qu’ils «jouent de la mandoline». Rosemonde apprécie la métaphore. «Le clitoris est un organe poétique, car c’est l’un des rares à n’avoir aucune utilité productive. Il offre l’évasion, la douceur.» Elle marque une pause en souriant. «Le clitoris permet à la femme qui se trouve laide de se sentir belle. D’ailleurs, elle ne se sent plus du tout : elle flotte dans le bonheur.»

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ça change tout non ?

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