Les feuilles d’Olivier

23 juin 2007

arrêt sur image !

Classé dans : silences — wolivié @ 14:59

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À l’instant où je voulais vous offrir ces pages pour vous dire la traversée de mon désert de juin, je me suis requinqué là.

13 juin 2007

J’aime les sphinx

Classé dans : sphinx, semaine sainte — wolivié @ 19:18

En suis-je né ?

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En suis-je jaloux et triste et malade ?

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En suis-je amoureux et perdu ?

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en suis-je ?

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… Ah oui ça-y-est !
J’en étais à me demander si j’avais bien fait de poser un accent sur le u

7 juin 2007

Remarque

Classé dans : intimité — wolivié @ 12:46

Vous avez peut-être remarqué que ces feuilles me pèsent…

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Comme mon roman “quatrien”, qui commence ainsi :

Mon ami le psychanalyste aurait le bon goût de ne pas commenter la disparition de mes lunettes ni les mètres de flou qui, m’éloignant soudain de toutes les précisions, allaient me permettre enfin d’écraser quelqu’un sur l’autoroute, ou au sortir d’une clairière.
Quelqu’un que je ne pourrais voir qu’au dernier instant, quelqu’un d’égaré, silhouette sombre aux contours délavés par la brume, abandonné sur la bande d’arrêt d’urgence, inerte, au pied d’un téléphone en panne, ou sous des sapins noirs.
Quelqu’un ou quelque chose de mou.

Quelqu’un ou quelque chose de déjà mort qui m’éviterait d’être l’assassin idéal, d’aussi ratatiné qu’aucune police ne saurait l’identifier. Quelqu’un ou quelque chose que je prendrais dans mes bras sans me soucier des dégoulinures, à qui je parlerais de beaucoup de mes excuses en insistant sur la perte de mes lunettes que mon ami le psychanalyste refusait de commenter.

Quelqu’un ou quelque chose qui n’entendrait rien de mes mensonges et qui se refroidirait en se répandant. Quelqu’un ou quelque chose qui aurait totalement disparu à l’instant où mon fils me tendrait mes lunettes, quelqu’un ou quelque chose dont je ne pourrais lui parler afin de le mettre en garde. Quelqu’un ou quelque chose, enfin, qui se perdrait à jamais dans un trou de ma mémoire.
Je regarderais alors l’avant de l’auto et je chercherais l’éraflure de l’aile. Je la verrais large et profonde et mon fils dirait “ce n’est pas grave, papa.”

Nous répartirions chez sa mère. Je roulerais très vite pour risquer de ne pouvoir freiner à temps, pour heurter très fort le battant du portail rouillé, pour briser le phare et le clignotant, pour déchirer la tôle, largement, au-delà de la blessure précédente, pour l’effacer, pour n’en parler plus.

J’en suis à la page 150…
ça promet …

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