J’avais l’idée de bavarder avec des Japonais, j’avais quelque chose à leur dire.
Sur Ozu surtout.
Je croyais avoir de quoi leur causer.
Les bases au moins.

J’étais prêt.
Mais quand j’ai reçu ça…

Et que j’ai voulu répondre…
Bien sûr que je me suis tordu la cheville.
Un admirateur éclairé d’estampes japonaises, que je viens d’avoir le plaisir de visiter, me suggère, en commentaire, de me retenir encore et fort d’aborder la politique.
Je le remercie.
J’ai bien failli.
J’ai encore le temps et pas tout à fait l’envie.
Je lui offre même la seule estampe nipponne friponne que j’ai jamais commise, en guise de mise en bouche au livre « La table chaude » que j’ai écrit sous le nom de Nestor Jean et illustré sous celui d’Olivia T’hee.
On ne peut plus guère le trouver en librairie…
Il est composé d’une série de recettes originales et (sauf celle-ci) diététiques.
Me le commander si l’on veut. Ici.



Si les vacances existent, elles doivent ressembler à ceci.

Une sorte de mouvement lent au bord de la grâce, un pied dans l’ennui.
À peine loin.
Je n’y étais pas.
…
Non. Si je vous fais ce trip, c’est que depuis près de trois semaines,
je me demande ce que je fous sur le net.
Drôle de plage. Une sorte de grève.
Comme sur cette toile, je m’y vois de dos.
Au piquet.
1988
Alors je vous mets une image de celle qui ne part pas.
Peinte en marge des désirs, comme un rappel à l’ordre.
La jeune fille au petit-déjeuner.
Triste vraie et simple.
Restée en banlieue.
1989

Ma vie de peintre, faite de périodes brèves, en saccades, m’a révélé au moins mon envie de cesser de rêver la peinture.
Au moins provisoirement.
Mais vous ne souhaitez tout de même pas que je vous parle des présidentielles !