y-a pas de petit profit
Chaque matin depuis plus de deux ans, Monsieur Ka (voir “l’aboîte” en haut à droite)
m’offre le plaisir gratuit de son regard en vadrouille. Pointu et multiple. Ocellé.
Il collectionne les images, les démonte, les remonte et surtout, semble s’amuser en m’amusant.
Depuis avril, l’idée de vous effeuiller ces pages rétroviseurs que j’accumule, rétroverti que je suis, est sortie de sa boîte grande ouverte.
J’y picore encore. Ainsi ce palimpseste à sa façon, quand il m’a rappelé ce Courbet, délice de mon enfance dans l’art.
Plus sa boîte se remplit, plus ma poubelle se vide. Mes vieux trucs s’expliquent. On verra après. Merci.
Bon.
De quel Courbet s’agit-il ?
Prenons cette image intime. D’où vient-elle ?
De mon imaginaire original désespéré et tranquille, comme d’hab ?
Pas sûr.
Grattons un peu.

Sous la couche de blanc nickel, des traces de croûte fadasses apparaîssent.
(Des croûtes,il m’arrivait d’en acheter à trois sous aux puces pour peindre à partir de pas rien du tout…)
Le nettoyage doit être soigné..

Mais… ?!
Rinçons carrément ! Vite !

Oh ! Mais oui ! C’est le Courbet de mon enfance !

Quel con je fais ! Il est pas beau comme ça ?