Les feuilles d’Olivier

26 septembre 2006

PSDB. Peinture de salle de bain

Classé dans : peinture, intimité — wolivié @ 11:35

“C’est ma vie.” Dit-elle.
“Je vis…plutôt nous vivons là depuis trois ans.
Nous ne sommes pas seules.
Autour de nous, des dents se brossent, des serviettes se déplient, du linge se trie, se lave et s’essore, des conversations s’engagent dans les couloirs de l’intimité, ressortent de la douche apaisées…
C’est bon.”

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“Des fois, je me demande si j’ai vraiment envie de finir au musée.”

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… Salle de bain ou musée… y-a que le cadre qui change.

17 septembre 2006

En rangeant mon quinquennat, je fouille au cas que.

Classé dans : semaine sainte — wolivié @ 17:07

Et chouette !
Je retrouve cette petite photo d’une de ces peintures qui dorment gentiment
sous la couette d’autres… (voir “Klee dans la fêlure”, avril 2006)
Je la trouve toute douce. Elle doit dater de 1965, 1966…
Douce et ferme et noble.
Si je l’avais peinte hier, je lui aurais mis un cartel en bas à droite, avec un titre :

Je ne veux pas rester que pour moi et ma famille.
Je veux rester aussi pour vous.
Mes bagages sont à Roissy et seront vendus aux enchères
car je ne m’y présenterai pas.
Vous n’en tirerez rien.
Il n’y a dedans que l’énergie qui ne peut vous manquer
tant elle ne vous ressemble pas.

Huile sur toile 65-66.

Olivier Taffin, Cachan 2006.

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Les titres de noblesse sont toujours un peu long, Monsieur le Ministre, surtout s’il viennent vraiment de l’intérieur.

13 septembre 2006

… Quelque part loin de notre domaine,

Classé dans : semaine sainte — wolivié @ 20:04

… Quelque part loin de notre domaine, là où ils nichaient, à l’orée d’une forêt au bout d’une longue piste, ils étaient bien tranquilles…
Elle était une très jolie femelle. Les boucles soyeuses de sa crinière rousse encadraient son délicat museau et sa petite truffe rose était si mignonne que tous les solitaires de la meute se retenaient de siffler sur son passage…
Elle avait des pattes arrières fines et élancées surmontée d’une croupe ferme et dodue. Au bout de ses mamelles bien rondes pointaient de jolis tétons que son petit happait goulûment à l’heure de la tétée…À ses côtés, le mâle avec qui elle avait fait le petit avait aussi une jolie petite gueule.
Son pelage ras et brun recouvrait son robuste torse et, quand après une journée de chasse, il retrouvait sa « Bibiche », sa queue frétillait d’impatience avant de se dresser fièrement.
Il revenait pourtant souvent bredouille, après de long trajets dans des galeries sombres, sous terre, qui résonnait si fort qu’il aurait cru que des cavalcades de troupeaux, à la surface, ne finiraient jamais…

Depuis quelques temps, l’ombre des rapaces planait sur leur tanière.
Des hordes de plus en plus nombreuses et acharnées tentaient même, à coup de bec, de les en déloger…

- Mais qu’est-ce que c’est comme animaux, maman ?
- Des humains, ma chérie… Lui est chômeur, Elle est en arrêt maternité. Il s’en va en métro pointer à l’ANPE. Comme il ne trouve pas de boulot avec juste le RMI, ils ne paient pas leur loyer et les procédures d’expulsion doivent être bientôt appliquées…
- Mais dehors, ils vont crever, cet hiver, maman !

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C’est la vie des bêtes mon poussin… La sélection naturelle. La nature est belle et cruelle à la fois, tu sais.

6 septembre 2006

Photoshop clic clic

Classé dans : nostalgies — wolivié @ 9:56

Le charme de la carte à gratter où il aimait dessiner en négatif, en effleurant sa surface douce et mate, avec le risque d’en érafler trop, autant que celui de la fragile pellicule de Letraset, toujours au bord d’une infime craquelure, tout, sur la table du dessinateur, comportait un enjeu.
Hésitation… Choix… Implication…

Tricher n’était pas une mince affaire.

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Grâce à Photoshop clic clic il double aujourd’hui instantanément ses alternatives.
Mais qu’est-ce qu’il s’emmerde.

Plus d’hésitation… Zéro choix… Aucune implication

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On dirait même qu’il vote.

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