Les feuilles d’Olivier

26 août 2006

Réveil

Classé dans : semaine sainte — wolivié @ 7:45

- Résumons-nous.
Vous nous dites que vous êtes née d’une grande famille d’aristocrates de l’Est qui dût s’exiler, franchir le mur pour s’installer à Monte-Carlo.
Soit.
De votre enfance heureuse, vous gardez ce talent de concertiste classique qu’on a pu apprécier à Bayreuth et ce goût de l’écriture qui vous a amené à ce prix littéraire de l’an dernier.
Bon.
A vingt ans, vous étiez si belle que les plus grands peintres se battaient pour que vous posiez dans leur atelier et on ne compte plus les chefs d’œuvres où vous figurez nue.
Pourquoi pas.
Votre entrée dans la résistance et le courage dont vous avez fait preuve dans le maquis contre l’envahisseur vous a valu l’admiration méritée et le respect inconditionnel des grands hommes politiques de tous les partis.
Fort bien.
Quand vos parents eurent très vite reconstitué leur fortune, vous avez repris votre Doctorat d’ethnologie et vous êtes partie diriger cette expédition en Inde qui vous a permis cette découverte qui fit date et bouleverse, aujourd’hui encore, le monde scientifique.
D’accord.
Après votre carrière cinématographique, votre installation à Hollywood et vos récompenses dans les festivals, votre coup de foudre surprise avec le Prince héritier était un véritable mariage d’amour et la famille heureuse que vous avez su construire reste un modèle que chacun voudrait imiter.

Jusque-là tout paraît logique, tout va bien.

Mais vous supposez bien que mon problème est de comprendre cette place de caissière où vous vous êtes fait prendre dans ce supermarché en banlieue du neuf trois.
Et surtout, après votre trajet tout à fait honorable je crois, comment avez-vous pu vous enfuir avec la caisse ?
Vous n’étiez pas si malheureuse et vous n’aviez pas un réel besoin de cet argent !
Que vous manquait-il ?
Que cherchiez-vous donc ?
Bon sang.

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Je voulais cesser de rêver, Monsieur le Juge.

21 août 2006

Proverbe

Classé dans : silences, neuronale — wolivié @ 7:54

Si qu’on a bien fait le vide en août…

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Qu’on risque bien de pondre en septembre…

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5 août 2006

y-a quelqu’un ?

Classé dans : silences — wolivié @ 10:13

Sûr. Quelqu’un qui a jeté les fleurs. Tourné le dos à la fenêtre.
Le vase reste en place.

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Au bord d’un vide savamment installé.
C’était en octobre et novembre soixante-huit que j’avais commencé.
Peu de pistes.
Je n’avais pas trop suivi les évènements du printemps..
Je n’aimais déjà pas l’hiver.
J’ai gardé ce carnet.
À compter les dessins préparatoires, je cherchais sûrement quéqu’chose.

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Me débarrasser d’une nappe à carreaux ?

1 août 2006

Singulier

Classé dans : silences — wolivié @ 9:15

1er août.
1er jour du mois du vide.
Du grand mois du grand vide.

Je farfouille dans mes dossiers.
Je retrouve une chanson, mise en musique par Lucie,
qui s’est échappée du deuxième album.
Et puis deux dessins.
Je vous colle le tout, histoire de dire que je suis en vacance.

En principe, au pluriel … me signale d’ailleurs le correcteur Word.

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On m’avait dit “c’est pas d’ton âge”
“On vient t’chercher” “bouge pas’ “attends”
J’ai déposé tous mes bagages
Quand c’est trop lourd on perd du temps

On m’avait dit “c’est une promenade”
“Tu vas voir c’est tout blanc tout lisse”
J’ai les pansements j’ai la pommade
Mais j’suis pas sûr que ça guérisse

J’ai fait beaucoup d’chemin
Pour pas grand chose
Je vais repartir pour presque rien
L’important c’est pas seulement que j’ose
C’est que ça me fasse du bien
J’ai jamais eu vraiment ma dose
Et je vois pas ce qui m’retient

On m’avait dit ‘faut te calmer”
On va te filer un prétexte
T’auras la musique et le texte
Il te restera qu’à chanter

Quand on m’a dit “c’est pas si mal”
“Surtout quand on voit d’où tu sors”
J’ai dit “c’est dur mais c’est normal”
“Ca m’a redonné du ressort!”

J’ai fait beaucoup d’chemin
Pour pas grand chose
Je vais repartir pour presque rien
L’important c’est pas seulement que j’ose
C’est que ça me fasse du bien
J’ai jamais eu vraiment ma dose
Et je vois pas ce qui m’retient

Alors j’ai décidé d’y aller
D’oublier qu’c'était fatiguant
D’serrer les dents pour pas crier
Comme si ça m’allait comme un gant

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