Liselotte au scanner
L’amour de la miniature est banal chez les petits garçons. Jusque dans leurs moindres détails, ils les observent, les placent, les déplacent, les bruitent et les caressent.
Un pacte de reconnaissance réciproque s’établit, secrète échappée…
S’ils ne sont pas guéris à 15 ans, ils risquent de devenir dessinateurs de bandes dessinées, ce qui m’est arrivé.

Ce fut d’ailleurs, pour finir par raconter, dans
la Balade de Dario, comment, adulte, on peut se perdre dans une connivence qu’il m’amuse encore aujourd’hui de frôler.

Ainsi ces bricoles, que depuis quelques semaines, je façonne à temps perdu, avec je suppose, le secret espoir d’engager une conversation…
Je leur donne ici un nom, si possible façon rêve de môme .
Pourquoi pas Annabel et Marceline pour ces deux-là… pour me faire pardonner de m’en être moqué dans “Palimpseste” !

Quant à Liselotte, la p’tite dernière, sauvage,

elle s’apprête, semble-t-il à tenter de s’échapper.
Je lui souhaite de réussir.

Avant de la laisser partir, j’ai vérifié qu’elle correspondait, comme les figurines Mokarex, à tous mes rêves d’enfants…

L’amour de la miniature est banal chez les petits garçons. Jusque dans leurs moindres détails…








