Un palimpseste, du grec palimpsêsto, « gratté de nouveau», désignerait donc un manuscrit écrit sur un parchemin préalablement utilisé dont on a fait disparaître les inscriptions pour y écrire de nouveau. Le parchemin coûtant cher, pour y copier de nouveaux textes, on le désencrait préalablement en l’effacant à la pierre ponce.
On arrive toutefois à retrouver l’ancien texte dans certains palimpsestes grâce aux techniques modernes de restauration : chimie, imagerie aux rayons ultraviolets, rayonnement synchrotron..
J’ai appliqué hier un nouveau procédé, celui du déblogage, plus proche du repentir en peinture, puisque ce n’est pas par économie qu’on repasse par dessus, mais simplement par insatisfaction.
Je ne blogue que depuis le 17 avril. Je réalise aujourd’hui la pression que ce mode de communication implique : Sitôt écrit, sitôt publié, sitôt lu.
Voici la page, publiée le 18 pour cause de fou-rire que j’ai effacée hier.
___________
Contrefaçon
La semaine de Pâques s’est achevée.
Restent les débris de cacao et l’écrasante supériorité de Rodolphe Lindt.
Ci-dessous, à gauche, un travail, sobre, élégant, typé, sans aucun doute son œuvre.
À droite, la meilleure des copies que nous avons pu saisir.


À première vue, c’est vrai, vous avez pu hésiter. Les oreilles peut-être ?
Non. Elles sont bien imitées, droites, scintillantes.
Rien de flagrant en tous cas, alors que sur les deux qui suivent, les faussaires ont visiblement bâclé à la fois l’emballage et probablement la teneur en chocolat.


Là, pas de doute, il s’agit de pâles copies…
Mais, comparons les deux qui suivent.


Et oui ! Le contrefacteur y était presque !
C’est bien celle de gauche qui n’est pas de Rodolphe. À un détail près que vous avez eu le bon goût de repérer.
Bravo.
__________________________________
Je me pose trois questions aujourd’hui :
Pourquoi l’avoir publiée ?
Pourquoi l’avoir effacée ?
Pourquoi vous la remettre ?
J’y répondrais sitôt que j’aurais compris ce qu’est un Blog.
Ceci dit…
Le bruissement de feuilles que je froisse pour cause de « peu de choses écrites dessus » peut me suffire