Le présent

Les années 1962–1965

1962-1965
1962–1965

En 1962, à l’âge de 16 ans, suspendu de lycée suite à un traumatisme crânien, «  en observation », passionné de dessin depuis son enfance, il reste six mois dans sa chambre et découvre la peinture à l’huile.

Récompensé par le prix de dessin des peintres de Chatou, il est remarqué par un galeriste du boulevard Raspail à Paris où il expose trois toiles.
Peu productif car trop exigeant, peu enclin à démarcher car trop introverti, il ne cherche pas à exposer de nouveau…

Les années 1966–1969

1966-1969
1966–1969

Suivent 2 années d’études de philosophie à l’université de Nanterre en dilettante et de petits boulots qui lui permettent, en autodidacte, de se passionner pour l’histoire de la peinture du XXe siècle, en particulier pour
les « petits maîtres » cubistes de la génération précédente (Gleizes, Villon ou de La Fresnaye). Cette peinture, modeste, de même que celle des nabis, le rassure.
À 20 ans, il ne se sent pas furieux novateur mais tranquille explorateur…

Les années 1969–1970

1969-1970
1969–1970

La démarche entamée se poursuit avec de plus en plus d’assiduité, jusqu’à saturation, au point qu’il tente de se débarrasser de son espèce de cubisme, qu’il juge trop pépère…
Retardataire de 1968, il se radicalise enfin, méprise le marché de l’art, déteste les vernissages.
En 1970, il découvre un art populaire où ses talents de dessinateur vont pouvoir s’épanouir : il entre en bande dessinée.
Il ne s’agit pas d’un renoncement à la peinture, mais bien d’une continuité… Et s’il ne peint quasiment plus de 70 à 80, il est loin de considérer son nouvel univers comme un art mineur.
Il y transpose ses passions, sa créativité et son indépendance.

Les années 1981–1986

1981-1986
1981–1986

Sa rencontre avec Cornelia, sa maison idéale avec un petit jardin dans le vingtième arrondissement de Paris où il est né, son fils qui grandit, ses deux petites qui poussent, la BD qui lui permet de bien vivre et sa participation à l’explosion graphique et narrative du genre… Tout devrait le combler.
Mais vite, l’épanouissement de cette vie personnelle et son bonheur l’écartent de ces heures fastidieuses de soins artisanaux sur des pages blanches et propres, qu’implique la réalisation d’un album de BD.

Il ne peut pas vivre recroquevillé et redécouvre l’expressionnisme, la thérapie idéale au dessin classique chronique sclérosant ; Energie et déchirure ressentie dans le réel, gestuelle et arbitraire de la violence de l’imaginaire.

Les années 1987–1990

1987-1990
1987–1990

Tandis que ses héros de BD traversaient des jungles et des îles ensoleillées, les visages qu’il peint tentent de raconter toutes les misères du monde…
Le propriétaire de la petite maison, collectionneur (éclairé ?), lui achète des toiles… Cela lui permet de lui payer son loyer.
Un ami photographe l’inscrit, à son insu à un concours Libération/Kashiyama. Il remporte le prix : une exposition personnelle, place des Victoires à Paris, en décembre 90.
Deux galeries rive-gauche le sollicitent… Il prépare une nouvelle exposition.
1990. La guerre du Golfe. Effondrement du marché de l’art.
Tout est annulé.

Les années 1990–1992

1990-1992
1990–1992

La Chiraquie lui pique la maison et le jardin. Sa famille décide de quitter Paris de vivre en Haute-Marne.
Il y écrit plus qu’il ne dessine. La bande dessinée, qui lui avait fait découvrir l’écriture, s’éloigne. Ses scénarii évoluent vers l’écriture dramatique. Suivent trois pièces et un livret d’opéra…
La SACD récompense à chaque fois son écriture. Une de ses pièces est sélectionnée dans plusieurs festivals (Petit Odéon et Alfortville)
Il écrit ses premières chansons pour les pièces musicales de Cornelia.

La ville de Langres est encore vivante : la notoriété du dessinateur l’amène à diriger l’école de dessin.
Il n’a jamais appris, mais le voilà qui enseigne.

Les années 1993–1998

1993-1998
1993–1998

Peu de toiles de ces années. Écriture et dessins ;
Il publie un album de BD, le dernier, puis un livre de « cuisine érotique ».
Ils publient également, avec Cornelia deux livres jeunesse.

Il se remet au dessin, chaque matin. Une centaine de « dessins automatiques », au crayon exposés quelques années plus tard, à Amsterdam.
Mais bientôt, une exposition personnelle à Langres le remet aux pinceaux.

Les années 1999–2010

1999-2010 1999-2010 1999-2010
1999–2010

Peinture « en alternance », toujours.
Peindre reste comme une nécessité, même si ses activités d’écriture et d’enseignement prennent une bonne part de son temps.
Correspondant du Journal de la Haute-marne (concerts et spectacles vivants), il y produit une chronique hebdomadaire de réflexion et d’humour : « La Queue du Chat ».
Ses filles mettent en musique et chantent ses textes ;
3 albums enregistrés de 2003 à 2010.

Les toiles de cette période sont plus narratives, moins expressionnistes…

Les années 2011–2015

2011-2015 2011-2015 2011-2015 2011-2015 2011-2015 2011-2015
2011–2015

Marseille.
La Haute-Marne a fait son temps. L’école de dessin aussi.
Cornelia et Olivier partent à la recherche d’autres climats.
Après deux années sabbatiques (installation au Panier), le peintre se remet au travail, partageant un atelier avec deux camarades Thierry Herbin et Éric Volson.

À suivre…

Contact : Olivier Taffin
En ligne :
Wikipedia
Blog : Les Feuilles d'Olivier
Twitter : @oliviertaffin